Nos abeilles se meurent, et c’est grave !

Nos abeilles se meurent. Soutien des apiculteurs dans leur convoi mortuaire de ruches d'abeilles mortes vers Rennes

Vous le savez forcément, les abeilles sont un acteur essentiel de notre écosystème. Elles jouent un rôle fondamental dans la chaine alimentaire en participant via la pollinisation, à la reproduction de près de 80% des plantes à fleurs.

Depuis plusieurs années, on entend ici ou là, avec insistance, que nos abeilles se meurent. Un nouveau cap vient tristement d’être franchi puisqu’en Bretagne, au sortir de l’hiver, c’est plus de 30% de la population d’abeilles qui a d’ores et déjà disparu.

Monoculture,  parasites et virus, affaiblissement génétique, frelon asiatique et même le changement climatique sont des causes fréquemment évoquées pour expliquer cette surmortalité préoccupante des abeilles. Mais il est en outre évident que certaines substances chimiques utilisées (par exemple les néonicotinoïdes) jouent un rôle majeur dans la décimation de nos abeilles.

Les apiculteurs bretons, dans une démarche de sensibilisation de l’opinion publique et de nos politiques, et devant l’extrême gravité de la situation, ont décidé de mener un convoi mortuaire de ruches pleines d’abeilles mortes, qui les conduira à la Chambre Régionale d’Agriculture à Rennes le vendredi 4 mai à 9 heures.

Je m’associe pleinement à leur action, et serai avec eux à Rennes.

Sur ce dossier en effet, il est essentiel que l’ensemble des acteurs concernés prenne ses responsabilités : consommateurs, agriculteurs, pouvoirs publics ; chacun a un rôle déterminant à jouer pour préserver nos abeilles, notre biodiversité et pour in fine éviter un drame écologique (1)

 

(1) En chine, dans la province du Sichuan, où les abeilles ont complètement disparu, les producteurs de poire en sont réduits à polliniser les fleurs de poirier « à la main ».