Publicité : Pré-enseignes hors agglomération

Transition écologique et solidaire publicité : Pré-enseignes hors agglomération

Question n° 12870 : déposée au JO : 02/10/2018

Transition écologique et solidaire

Publicité : Pré-enseignes hors agglomération

Mme Sandrine Le Feur interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’affichage publicitaire hors agglomération.

Dans le cadre de la politique du paysage et de la préservation de la qualité du cadre de vie, la loi portant engagement national pour l’environnement (ENE) du 12 juillet 2010, ses décrets d’application du 30 janvier 2012 et du 9 juillet 2013, puis l’arrêté ministériel du 13 juillet 2015 ont modifié de façon conséquente le statut des pré-enseignes dérogatoires hors agglomération, dans les villes de moins de 10 000 habitants, en restreignant certaines activités susceptibles d’en bénéficier.

Seuls sont autorisées à se signaler par ce type de dispositif les activités en relation avec la fabrication ou la vente de produits du terroir, les activités culturelles, les monuments classés ou inscrits au titre des monuments historiques ouverts à la visite, et à titre temporaire les opérations et manifestations exceptionnelles.

Les activités liées au petit commerce, à la restauration et à l’hôtellerie ne sont plus autorisées à se signaler par des pré-enseignes dérogatoires. Dans un contexte généralisé de prolifération anarchique des panneaux publicitaires dans les territoires ruraux, il était en effet essentiel de réglementer pour sauvegarder l’attrait paysager des territoires. Ces pré-enseignes étaient notamment détournées par la grande distribution qui en profitait pour faire leur publicité tous azimuts. Une véritable pollution visuelle, qui portait atteinte au cadre de vie, à l’attrait paysager des territoires ruraux, atout indéniable de la France.

Néanmoins, pour nombre de petits commerçants, de restaurateurs ou d’hôteliers le support de communication des pré-enseignes est le plus adapté pour capter une clientèle de passage dans une localité qu’elle ne connaît pas. Parce qu’il faut s’afficher pour exister, leur pérennité économique dépend fortement de la clientèle détournée des axes de circulation grâce à la pré-enseigne installée avant la bifurcation permettant d’y accéder.

À cet égard, les aménagements possibles dans le cadre d’une signalisation d’information locale (SIL) sur le domaine public routier n’est généralement pas satisfaisante, trop standardisée et donc moins visible et efficace.

Avec le projet de loi ELAN, les pré-enseignes pourront être autorisées pour les restaurants. Elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisagerait d’autoriser également à des professionnels d’autres secteurs d’activité, comme les petits commerçants ou les hôteliers, de recourir aux pré-enseignes dérogatoires.