Journée du GAB 29 : à la rencontre des futurs acteurs du monde agricole

Dans le cadre de la journée du GAB 29, Groupement d’Agriculteurs Biologiques du Finistère, j’ai eu le plaisir d’accueillir une cinquantaine de jeunes en formation agricole de Fouesnant et de Suscinio sur mon exploitation agricole.

Ce moment a été l’occasion de parler de mon métier mais aussi de mon engagement politique.

A travers une visite sur le terrain, j’ai expliqué aux jeunes l’organisation des cultures sur la ferme et la combinaison des productions entre l’élevage, la production sous tunnel et les productions de plein champ que nous associons. J’ai voulu leur donner un témoignage des méthodes de travail que nous utilisons sur la ferme telle que l’utilité de faire interagir des productions entre elles, avec par exemple la complémentarité entre l’élevage des moutons et la plantation d’arbres fruitiers. J’ai également parlé du choix de ne pas systématiquement traiter, même de manière écologique, contre les pucerons ; rappelant ainsi aux jeunes qu’il faut parfois laisser la nature se réguler elle-même.

Au cours de la visite j’ai été interpellée par une jeune fille intéressée par mon parcours politique. L’échange a été l’occasion de rappeler mon arrivée à la mandature de Députée et la conciliation entre ma vie personnelle, professionnelle et électorale.

La journée s’est poursuivi l’après-midi, autour d’une table ronde ayant pour thème : « rôle des élus et médiation territoriale ». La première question qui m’a été posée abordait la stratégie agricole de l’Etat. J’ai affirmé que je plaide pour une vision de l’Etat qui doit être à long voir très long terme pour plus de cohérence des politiques agricoles, indiquant à ce propos la chance d’avoir un Ministère de l’Agriculture, ce qui est propre à la profession. Pour moi, l’agriculture ce n’est pas juste un métier, c’est un état. A travers mon intervention j’ai affirmé que je milite pour protéger l’agriculture française sans être contre le libre-échange mais de manière juste pour les agriculteurs, notamment à travers la proposition d’apposer une « exception agricole française ».

Au cours de la visite de ma ferme et durant la conférence, j’ai insisté sur la commercialisation, qu’il s’agisse du circuit long ou du circuit court. J’estime que savoir où va ses produits, même en circuit long, c’est très important. Il faut garder la main sur sa coopérative et garder la main sur son modèle de commercialisation.