Développement de la petite hydroélectricité

Question n° 7220 : déposée au JO : 10/04/18

énergie et carburants

Développement de la petite hydroélectricité

Mme Sandrine Le Feur interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les perspectives de développement réservées par le Gouvernement à l’hydroélectricité.

La France s’est fixé l’objectif de porter à 50 % la part d’énergies renouvelables dans le mix énergétique. Pour atteindre cet objectif, toutes les sources de production d’énergie verte méritent d’être considérées sérieusement. Aujourd’hui, seuls 12 % de la production électrique française viennent de l’hydroélectricité et cette part est générée par de grands ouvrages. La petite hydroélectricité pourrait être un pilier de la transition énergétique. C’est en effet une énergie aisément mobilisable au cœur des territoires.

Dans le Finistère, par exemple, département où il y a le plus de moulins, on compte 3 000 moulins à eau. Selon l’Association des moulins de France, le quantum d’énergie résultant de la totalité des moulins de France s’ils étaient remis en exploitation serait équivalent à l’énergie produite par une à deux tranches nucléaires. De plus, cette énergie n’est pas intermittente, à la différence de l’éolien ou du photovoltaïque. Ces deux filières sont «boostées» par des avantages fiscaux incitatifs, tant pour les particuliers que pour les collectivités. Ce n’est pas le cas de la petite hydroélectricité et ce constat peut interpeller. D’autant que la remise en activité des moulins serait créatrice dans les territoires ruraux d’emplois induits et d’activité pour les entreprises sollicitées pour la restauration des mécanismes.

Elle lui demande quels leviers le Gouvernement envisage pour développer ce potentiel de production d’énergie propre et locale.